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À l'assaut des mystères du système
de Beta Pictoris
STATUT DE LA MISSION :
PicSat ne répond plus depuis le 20 Mars 2018
Paquets de télémétries reçus aujourd'hui :
0
Dernière balise satellite :
2018-04-07 20:45:22 UTC

Dernière balise charge-utile :
2018-03-20 01:00:08 UTC

Lien montant inactif
Lien descendant inactif

Aperçu des Télécommandes

Télécommandes ? Qu'est-ce que c'est ?

PicSat étant en orbite autour de la Terre, à environ 600 km d'altitude, la seule façon pour nous de lui envoyer des instruction, est d'utiliser la communication par radio. Le satellite est entièrement contrôlé à distance par le biais de paquets de données spécifiques envoyés depuis notre station sol située à Meudon. Ces paquets, qui vont de la Terre vers l'espace, et servent à piloter le satellite, sont appelés "télécommandes". Lorsqu'une télécommande est reçue par le récepteur radio du satellite, elle est récupérée par l'ordinateur de bord, qui en lit le contenu et exécute les instructions données.

Un paquet de télécommandes est un ensemble d'octets précisément défini, auquel l'ordinateur de bord a été préalablement progammé pour répondre. Il n'est pas possible d'envoyer des instructions arbitraires, selon notre bon plaisir, au satellite, en espérant qu'il les exécutera. Par exemple, si l'on veut que le satellite s'oriente vers son étoile cible (Beta Pictoris), ils nous est nécessaire d'avoir progammé dans son ordinateur de bord une série d'instructions permettant de le faire, et qui est automatiquement déclenchée à réception d'une certaine séquence d'octets (le paquet de télécommande). Si nous n'avons pensé à programmer les instructions adéquates dans la mémoire de l'ordinateur, il n'y a alors aucun moyen de faire en sorte que le satellite pointe l'étoile. Schématiquement, ce qui n'a pas été prévu est impossible (en réalité, ce n'est pas tout-à-fait exact, puisque nous avons la possibilité de reprogrammer une partie du logiciel de vol pendant la mission, alors même que le satellite est en orbite).

Il y a au total 152 commandes différentes auxquelles PicSat est programmé pour répondre. Ces commandes vont du très simple "echo", où le satellite ne fait que renvoyer au sol un message donné, jusqu'à des commandes plus sophistiquées, comme "démarre le mode scientifique", où le satellite oriente le télescope vers la zone du ciel où se trouve Beta Pictoris, et se met à récolter des données scientifiques qu'il stocke automatiquement sur sa carte mémoire.

Un satellite n'est donc pas un système autonome ?

Et bien PicSat, non ! Il y a plusieurs actions que le satellite peut décider d'entreprendre de son propre chef, selon certains critères, mais ce type de fonctionnement est très limité. Le satellite peut ainsi, lorsqu'il reçoit l'instruction de récupérer des données scientifiques, organiser de lui-même son travail. Il pointe la région du ciel où se situe l'étoile, la cherche, et active la charge-utile lorsqu'il a reconnu l'étoile (sur base de critères simples comme sa luminosité approximative). Si, pour une raison ou une autre, l'étoile sort du champ de vue, le satellite rebascule automatiquement sur la phase de pointage. Et si, au cours de la mission, une anomalie majeure est détectée (problème de batterie, dysfonctionnement important du système de contrôle d'attitude, etc.), le satellite bascule de lui-même sur un "mode sauvetage", où il désactive les systèmes qui ne sont pas critiques (à peu près tous les systèmes sauf le système d'alimentation électrique et la communication radio), puis attend des instructions du sol. Mais à part ces quelques cas, PicSat doit recevoir des instruction détaillées du sol pour réaliser sa mission.

L'ordinateur de bord de PicSat a aussi été progammé pour accepter des télécommandes retardées. Cela signifie que le satellite peut recevoir un paquet de télécommande contenant une instruction donnée, le stocker en mémoire, et ne l'exécuter que plus tard. Cela permet d'organiser à l'avance des opérations sur plusieurs jours, en envoyant au satellite une série de télécommandes retardées. Le problème étant que si l'ordinateur redémarre pour une raison ou une autre, les instructions sont perdues.

Qui peut envoyer des télécommandes à PicSat ?

N'importe qui. PicSat utilise la fréquence 145,910 MHz pour recevoir ses instructions du sol. Cette fréquence fait partie des bandes amateurs, ce qui signifie que n'importe possédant la matériel adéquate ainsi qu'une licence de radioamateur peut envoyer des paquets de données vers PicSat. Un logiciel de calcul d'orbite comme Gpredict, ou tout simplement notre page de prédiction des visibilités permettent de savoir à quel moment PicSat passe au dessus d'une station donnée, et donc à quel moment il est possible de lui envoyer des commandes.

Ah oui, au fait : PicSat n'exécute que les paquets de télécommandes dûment authentifiés par une clé de chiffrement que, pour d'évidentes raisons, nous gardons jalousement à Meudon...

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